Le grand salon africain de critiques et débats constructifs

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Arsène DALLY

PRISES EN CHARGE SCOLAIRE : QUI DES DETENTEURS DES PRISES EN CHARGE OU DE LEURS BENEFICIAIRES SONT VRAIMENT PRIS EN CHARGE ?

En Côte d’ivoire et sûrement dans certains autres pays africains, qu’il s’agisse de rentrée scolaire ou académique, c’est toujours un casse-tête pour ces parents disposant de revenus modestes pour assurer la scolarisation de leurs enfants. Pour semble t-il venir en aide à ces parents désemparés, les banques, les assurances et certaines maisons de crédits proposent chaque année leur service de prêt scolaire dont bon nombre de parents d’élèves redoutent fortement.
A quel saint se vouer alors ?
Il y a presque une décennie, on a semble t-il tenté d’apporter un palliatif à cela par les bourses d’étude, les bons de réduction de frais scolaires, les prises en charge…
Sans doute que les premiers bénéficiaires de ces opportunités diront que « ça aide vraiment ». Mais aujourd’hui, disons depuis ces cinq dernières années, on assiste à l’émergence d’un business autour des prises en charges. Dans les coins des rues de la d’Abidjan et principalement dans les cités universitaires et aux abords des écoles on peut lire des annonces dans le style: « PRISES EN CHARGE 100% - 50% DISPONIBLES POUR COURS SECONDAIRE, SUPERIEUR (CYBLES BTS ET INGENIEUR). PRIX A DEBATTRE (…) ». C’est un véritable business qui est connu de tous. On retrouve même dans ces annonces les contacts téléphoniques ou email et même les adresses géographiques des détenteurs de ces prises en charge. Ce business digne d’une activité de mafiosi laisse constater par la confiance affichée des détenteurs des prises en charge une complicité des personnes préposées à leur délivrance. Le comble dans ce business est qu’une fois engagé, l’on se rend compte que les frais sont presque équivalents à ceux que l’on aurait effectués sans la prise en charge.
Pour ceux qui pensent esquiver cette cynique supercherie, ils se dirigent alors vers certaines ONG. Ah nos ONG! On compte presque autant d’ONG que d’habitants à Abidjan. Ces ONG ont l’étonnante caractéristique d’être multi-sectoriels. Bref, on n’en fera pas notre chou gras. Pour revenir alors au sujet, il faut dire que ces ONG qui paraissent apporter une aide significative pour la scolarisation de nombreux enfants, créent souvent des situations aussi labyrinthiques que complexes. Nos ONG délivrent, bien entendu pas sans contrepartie, des prises en charge au nom de mairies ou autres organisations nationales ou internationales. La difficulté survient lorsque les écoles qui accueillent les bénéficiaires de ces prises en charge par les mairies ou organisations ne perçoivent jamais de celles-ci un centime des subventions prévues. C’est d’ailleurs ce qui expliquerait le fait que certaines écoles n’acceptent pas de prises en charges ou autres modes de subventions quelque soit leur origine. D’autres écoles, par contre, acceptent presque tout et de tous. S’il nous est difficile de vous en fournir les explications à cela, il est toutefois aisé de constater que ces écoles trop « hospitalières » ne sont pas vraiment de qualité et semblent bien se contenter que des frais d’inscription exigibles en un seul versement. On pourrait même dégager de cette situation une sorte de coup de com’ de ces écoles qui sont indiscutablement en mal de publicité.

Et oui, on pourrait bien croire que c’est ainsi notre forme de Business school. Hélas !

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Arsène DALLY Commentaire par Arsène DALLY le 7 Novembre 2009 à 16 26
Presque rassurant l'annonce des autorités ivoiriennes sur le marché que constituent les prises en charge. Celles-ci (les autorités) viennent d'annoncer qu'elles poursuivraient les personnes qui s'adonnent à la pratique de la commercialisation des prises en charge.
LOLE NARCISSE Commentaire par LOLE NARCISSE le 21 Novembre 2009 à 14 14
En fait, les prises en charge sont comme des lettres d'invitation.
Ce qu'ils (les fondateurs d'établissements scolaires) appellent le forfait d'inscription (car il y en a toujours) est en réalité l'ancienne scolarité en temps normal.
et quelle formation donnent-elles?

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