
Depuis le début de la crise en Côte d’Ivoire (et même bien avant), le mot « élections » a été le plus employé par les politiciens et personnages d’autres domaines (éducation, transport, commerce…). « Des élections justes pour une paix durable », voilà l’une des ritournelles qui témoigne que l’unique et véritable cause de la crise ivoirienne est d’ordre électoral. D’ailleurs, ce qui suit me conforte dans mon analyse ; de tous ces « trublions » qu’on a pu observer, aucun n’a véritablement manifesté d’intérêt pour la « dépaupérisation ». Avec plusieurs simulacres de gouvernements, on a bien vu combien l’intérêt des populations passait après ceux de chapèles politiques ou autres organisations. Et le constat quant à la gestion de l’Etat traduit indiscutablement la prééminence accordée à la tenue des « élections » plutôt qu’à la conjugaison d’efforts pour « secourir » les populations.
Aujourd’hui, nous sommes à l’heure de ces « élections », que dis-je, du « Sésame » de la destinée du pays. Car c’est ainsi que l’on a bien voulu que nous comprenions l’enjeu de ces « élections ». Or, le sens réel de ces élections se situe dans la construction d’un pays capable de croissance efficiente. Comprenez donc que par ces écrits, mon envie est celui de vous faire comprendre à tous que c’est à notre tour d’assumer nos rêves, d’en semer la graine, d’écrire nous-mêmes la suite de toute cette histoire. C’est aujourd’hui à notre tour et si ça se trouve, c’est uniquement parce que l’on l’a espéré fort.
Notre avenir et celui des générations futures sont lancés…ouvrons les yeux, approchons nous et observons avec curiosité. « Ne songer qu’à soi et au présent, source d’erreur dans la politique », prévenait Jean La Bruyère. Cette erreur, hélas, est une réalité caractérisant la politique africaine dans son grand ensemble. Nous avons sauté sur ce qui ressemblait même de loin à une solution. Nous avons fait de simples et ordinaires personnes des « messies », des « prophètes »… Etait-ce par ignorance ou par duperie ? Pertinente question peut être. Mais bon, il faut bien avancer dans la vie. Les multiples difficultés que connaissent presque tous les secteurs du pays, imposent que nous, électeurs, « décideurs » fugaces, nous nous débarrassons sérieusement et immédiatement de nos préférences « politicides ». Rendons nous compte que nos « messies » ou « prophètes » politiques devront être déjà évalués par leurs propositions de solutions sérieuses et réalistes pour redonner plus que de l’espoir aux ivoiriens. Car il plus facile de juger de l’esprit et des capacités d’un homme par ses propositions de réponses. Nous pouvons changer ces habitudes électorales ineptes en Afrique. On doit désormais débattre des compétences des « soupirants » au pouvoir d’Etat et non tomber dans les débats portés sur leur personne.
C’est à nous de jouer !
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